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L'Enragé | Canal Intestinal

L'Enragé

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Club Loisir Action Jeunesse
avenue de Provence
C.Cial des Bahamas
29200 Brest
02 98 03 03 29
02 98 03 16 35
e claj@infini.fr
web: www.claj.infini.fr
Ce site est hébergé par Infini
association Infini

 

L'enragé est notre revue interne imprimée à la photocopieuseau format A3 recto-verso qui paraît normalement tous les deux mois. Il y figure les dernières activités et les projets en cours.
Le dernier numéro de l'enragé est ici en ligne mais vous pouvez consulter les autres numéros au local du Claj ou nous demander gentiment un exemplaire (s'il nous en reste  !) en nous écrivant, ou encore les télécharger au format PDF prèt à être imprimé, plus agréable à lire, et très belle mise en page.


L'enragé
n°1

L'enragé

Résitster c'est créer
Janvier-Fevrier 2003

La feuille de chou qui pousse sans engrais

journal international et internationaliste du CLAJ

Premières Notes
Quartier
International
La vie du CLAJ
Ragots
Réseau
Courrier des lecteurs
Publi-information
UN PERMANENT DU CLAJ EN EXIL EN ARGENTINE LES TOILETTES DU CLAJ BOUCHEES :
L'ENQUETE SUIT SON COURS
LES ENRAGES ATTAQUENT UNE ZONE DE NON-DROIT

  P R E M I È R E S   N O T E S  

Pas mal de changements sont à souligner au Claj. La fuite d'un de nos permanents (cf. rubrique "Ragots") laisse les bénévoles et Alan dans la solitude et la perplexité, le premier déménagement a eu lieu et les napperons sont en place sur la télé. Bientôt, le CLAJ historique sera définitivement détruit et, ainsi, la police et la mairie seront nettement plus visibles. Notre "cabane" où tant de choses se sont passées en 15 ans de présence clajienne restera dans nos esprits comme un très beau souvenir. "Essuyons une larme et en avant". L'avenir s'annonce tout aussi passionnant. Notre prochaine installation au Bahamas nous lance vers d'autres aventures, passionnantes forcément, ensemble, nécessairement. Avec cette nouvelle année, c'est donc une nouvelle ère qui s'ouvre pour le Claj et ses Clajots, clajottes. C'est promis, on a pas fini de rigoler !

La rédaction.

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 Q U A R T I E R 

Diffusions-discussions : le film sur Bellevue crée le débat

Sept diffusions : dehors, en résidence de personnes âgées ou de jeunes, dans des bars ou à la ludothèque, le film réalisé cet été se révèle être un excellent outil de discussions et de rencontres. La dernière diffusion a été organisée sur la demande de la boulangère des Bahamas. Cette diffusion a sans doute été la plus riche, à de multiples titres. De plus, on pouvait difficilement trouver mieux pour nous présenter, dire ce qu'on souhaite faire et rencontrer les habitants qui veulent en savoir plus sur cette association qui s'installe chez eux dans six ou sept mois maintenant.
A chaque fois, les débats qui suivent le film sont étonnants et nous ramènent à des réalités que nous n'évoquons plus guère entre nous, tant notre fond de pensée est clair entre nous. Alors, parler ou reparler de la police, des jeunes, de la "démission des parents", etc..., est riche et indispensable. Et, plus simplement, c'est intéressant de rencontrer des gens différents !

Création du Collectif d'animation de Bellevue

Pour favoriser l'investissement d'habitants du quartier, non adhérents d'autres associations, dans la création, l'organisation et le déroulement de temps festifs, interculturels et intergénérationnels à Bellevue, les structures, depuis l'arrêt de la Fête au rivage, réfléchissent aux moyens à mettre en place pour que de nouvelles personnes s'investissent dans la vie du quartier. Le constat que cette Fête au rivage ne tournait plus qu'avec quelques bénévoles issus des structures du quartier, et que ceux-ci, sensiblement démotivés, étaient de moins en moins nombreux à "gérer" cet "événement, a poussé les personnes puis les structures à se désinvestir... Il n'y a donc plus de fête de quartier à Bellevue depuis la dernière édition en 2000.

La création d'une association, séparée des associations du quartier, a semblée être un moyen judicieux pour favoriser l'implication d'habitants. Des réunions plénières ont eues lieu auxquelles ont participé des membres du CLAJ (Nico, Stef, Guillaume, Alan...mais pas tous ensemble). Globalement, depuis le début, les positions défendues par le CLAJ sont entendues : sur la place des habitants - et donc sur celle des professionnels ; sur la réflexion à avoir concernant les projets (des choses qui donnent envie) ; sur la place de la "folie" et du rêve, etc... N'hésitez pas à nous y rejoindre (Nico, Stef et Alan au moins y seront).
Prochaine réunion bientôt au CLAJ.

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 I N T E R N A T I O N A L 

Accueil des béninois

Le chantier. L'objectif du chantier était de mettre en place sur le jardin collectif et associatif de Park ar Skoazell : 1. Un abri de jardin où les adhérents pourraient prendre leur repas, 2. Un "bélier hydraulique" permettant de remonter l'eau d'un ruisseau en haut du jardin avec la simple énergie de l'eau du ruisseau, 3. Quelques travaux annexes s'il restait du temps.

Un abri de plus de 20m² a été construit, le "bélier hydraulique" fonctionne et permet l'arrosage du jardin. Le nombre de participants - une trentaine en moyenne - a permis un avancement (très) rapide du chantier. Ainsi, un mur en pierre sèche a pu également être réalisé pour éviter l'affaissement du terrain qui jouxte la grande serre du jardin. L'eau courante a été installée sur le jardin. Les membres du groupe ont pu participer aux travaux horticoles (sarclage, buttage, cueillette...).

Télégramme 29-07-2002
Park ar Skoazel (jardin de la solidarité) n'a peut-être jamais aussi aussi bien porté son nom.
(tout est dans le "peut-être" ! : Bravo le Télégramme - 29-07-2002)

Hébergement collectif/accueil en famille. Bien que nous n'ayons pas obtenu les locaux que nous avions prévu à l'origine, les vestiaires du gymnase de la Cavale Blanche mis à disposition par la Ville de Brest se sont révélés un lieu d'hébergement intéressant : situés à proximité immédiate du jardin ils ont permis une bonne organisation entre le chantier et l'organisation de la vie quotidienne. Cette proximité a également permis à de nombreux adhérents de Park ar Skoazell et du C.L.A.J de venir partager des moments de ce séjour. Ainsi nous avons pris des repas à plus de 45 personnes... dans une ambiance plutôt joyeuse ! Le fait d'avoir été hébergé dans des locaux "en dur" a été très bien perçu, et il semble que ce soit presque une nécessité - en Bretagne - pour pouvoir réaliser des séjours/chantiers accueillant autant de personnes. Ce "confort" permet une vie et une organisation quotidienne plus facile.

La partie accueil en famille a montré une nouvelle fois qu'elle était indispensable dans un séjour qui a pour objectif de faire découvrir la culture française - et donc notre mode de vie. Comme ce fut le cas lors des deux accueils au Bénin, chaque participant a été hébergé deux fois trois jours dans deux familles différentes. L'expérience a été très enrichissante, même si du côté français quelques personnes ont regretté qu'il n'y ait pas vraiment "coupure" avec le reste du groupe franco-béninois (durant l'accueil en famille il y a eu un Café-citoyen au C.L.A.J, la préparation de la dernière soirée-spectacle, la soirée elle-même, etc.). Ce regret n'a pas été partagé par nos amis béninois, toujours heureux de se retrouver ensemble 

Vie collective. Utilisant l'expérience d'un séjour/chantier au Maroc l'année précédente, où les participants furent nombreux (entre 35 et 45 personnes), les membres du C.LA.J ont proposé l'organisation qu'ils avaient rencontrée au Maroc. A savoir : chaque jour un groupe de 4 personnes est détaché de la partie chantier et chargé de gérer les menus du jour, les achats alimentaires, la préparation des repas du petit déjeuner au dîner, la vaisselle, etc. Etant donné le nombre de personnes présentes sur ce séjour cette organisation n'a pas été contraignante puisque chaque personne a dû assumer cette tâche deux fois dans le séjour, et a surtout permis de libérer le reste du groupe (chantier, visites, activités). Ainsi aucune personne plus qu'une autre n'a dû se sentir obligé de porter la vie collective du groupe (ce qui est déjà arrivé lors de précédents séjours/chantiers).

Activités. Le programme de ce séjour a été réalisé conjointement par les trois associations organisatrices du séjour, chacune d'entre elle ayant a cœur de mêler chantier et découverte interculturelle. Pour éviter la monotonie la partie chantier s'est déroulée en mixant journées entières sur le jardin de Park ar Skoazell et demies-journées. Les loisirs et la découverte de la France se sont traduits dès l'arrivée des Béninois par une visite de Paris : accueillis au C.L.A.J de Poissy, la découverte du milieu associatif français a commencé tout de suite : rencontre d'associations à Poissy, visite guidée des jardins de Versailles avec des membres du C.L.A.J de Poissy, visite de Paris (Champs-Élysées, Tour Eiffel, et beaucoup de marche à pied !), et un repas ensoleillé et interassociatif sur les bords de la Seine dans le parc du C.L.A.J de Poissy. Dans le Finistère les visites se sont succédées : l'Île de Batz, Océanopolis, un centre de vacances, le Conquet et la plage des Blancs-Sablons, la Ville de Brest, les Jeudis du Port, etc., et bien sûr le bénévolat et la participation au festival des Vieilles Charrues. Bien que les discussions aient été vives quant à notre participation ou non au festival des Vieilles Charrues, l'expérience à été fantastique pour les Béninois (et donc pour les Français) - le soleil était au rendez-vous, l'élément n'est pas négligeable. Durant l'accueil en famille, chacun de nos amis Béninois a vécu d'autres expériences de façon plus individuelle : certains sont partis en Vendée, d'autres ont pu visiter des exploitations agricoles, et tous ont découvert notre façon de vivre...

Oh, le père Noël et son traîneauUn séjour interassociatif. Jusque là, ce séjour peut ressembler à tous les autres. Du très classique, pourrait-on dire. Cependant, nous ne voulions pas en rester là : depuis les deux éditions du festival Enrageons-nous ! un réseau d'association s'est mis en place à Brest, échangeant des pratiques diverses (du théâtre au jardinage, de la télévision associative à l'association de chômeurs en passant par les associations de solidarités internationales, d'éducation populaire, de jeux, etc.) et partageant la même volonté de "remettre le monde à l'endroit" - objectif prétentieux mais le monde commence déjà au pied de chez soi... De nombreux temps forts, rencontres, échanges sont nés de cette dynamique interassociative et militante. Et depuis près de trois ans le C.L.A.J s'interroge sur les liens entre ses actions quotidiennes et ses projets internationaux.

Ce séjour franco-béninois a donc été la tentative pour faire un lien entre ses projets. Pour cela, il fallait que :

  • le séjour se passe à Brest où notre réseau associatif est le plus dense, et afin que les gens que nous connaissons et qui n'ont pas de moyens individuels de transport puissent venir facilement sur le chantier. Ce choix n'a pas été simple puisque notre demande de lieu d'accueil et de chantier auprès de la Ville de Brest a suivi un voyage au long cours de services municipaux en services municipaux. Ce qui est simple depuis des années en milieu rural (nous accueillir), est devenu fort complexe en milieu urbain... même si au final la solution trouvée a satisfait toutes les parties...
  • que nous travaillions avec une ou plusieurs associations de notre réseau : le choix s'est porté vers les associations Vivre la Rue et Park ar Skoazell. Indépendamment de la volonté de Vivre la Rue et du C.L.A.J le chantier n'a pu se dérouler Rue Saint-Malo. Nous avons donc travaillé avec Park ar Skoazell, association à l'initiative de chômeurs, qui gère un jardin collectif de 5.000m².
  • nous montrions qu'il est aussi passionnant d'accueillir un groupe d'Africains en France que de partir en Afrique... Le projet en lui-même était attractif, nos amis béninois ont fait le reste pour donner envie aux gens de partager le quotidien de ce séjour/chantier.

Dès l'origine du projet ce séjour/chantier prenait une tournure différente de ce que nous faisions depuis quelques années : le séjour se déroulait à Brest, en collaboration avec une association militante, et le projet était tourné vers une découverte du milieu associatif français. Les membres de la délégation béninoise ont pu découvrir la projet collectif de Park ar Skoazell, participer à un Conseil d'Administration du C.L.A.J, rencontrer les membres de nombreuses associations et organiser un Café-citoyen sur Bellevue, le quartier où nous sommes implantés. Le C.L.A.J organise mensuellement ces rencontres : sur un thème donné, deux ou trois associations présentent leurs actions et la discussion est lancée ("Le principe du Café-citoyen c'est simple : éteindre la télé, se rencontrer, discuter !"). Le Café-citoyen a eu pour thème "Brest-Cotonou-Varsovie : les enfants dans la rue", avec pour intervenants : l'association Don Bosco (éducateurs de rue), Espoir-Vioutou notre partenaire au Bénin, des Polonais du G.PA.S (travail de rue avec une volonté d'expérimenter une pédagogie adaptée) et le C.L.A.J. Cette action a permis de faire découvrir le quartier de Bellevue à nos amis béninois (collage d'affiches annonçant le Café-citoyen), de rencontrer des associations, et de voir ce que nous faisions à Brest.

Enfin, à deux reprises, nos amis béninois ont donné un représentation du spectacle qu'ils avaient préparé chez eux : danses, chants, musiques, saynètes... De 80 à 100 personnes ont assisté à chacune de ces représentations, moments privilégiés de rencontre entre nos deux continents, moments de joie qui ont donné "l'envie d'Afrique" à plus d'un ! Toute la délégation béninoise a activement participé à ce spectacle vivant.

Ambiance générale. Entre la partie chantier, les actions organisées par le groupe, les repas et les soirées en commun, le temps est passé très vite. L'ambiance était assez magique pour que de nombreuses personnes qui n'avaient pas prévu de participer à ce projet restent donner un coup de main sur le chantier, partager un repas... et restent quelques jours ou toutes la durée du séjour avec nous ! Nous devions être trente participants au maximum, nous avons pris des repas à quarante cinq !

Le fait d'être aussi nombreux n'a jamais posé le moindre souci au niveau de l'organisation.

Carl pousse Roger, Roger pousse Carl, et le jeu dégérère.Bilan. Si financièrement ce séjour pose problème (c'est aujourd'hui réglé), humainement et d'un point de vue associatif c'est une réussite.

Le chantier a permis à l'association Park ar Skoazell de bénéficier d'aménagements conséquents et pratiques - aménagements qui sont faits pour durer. Ce séjour a permis de multiples rencontres franco-béninoises mais aussi franco-françaises (!) : passer trois semaines sur un projet tel que celui-ci permet de nouer des liens, d'apprendre à connaître les gens.

Enfin, et c'était l'un des objectifs de ce séjour, il a permis de renforcer le partenariat naissant (deux ans et demi) entre le C.L.A.J et Espoir Vioutou en montrant à notre partenaire béninois que pour nous la réciprocité n'était pas qu'une vague idée, en montrant notre action associative. Et, pour les adhérents et responsables du C.L.A.J ce séjour a permis de rencontrer Espoir Vioutou, qui n'est plus aujourd'hui que le simple nom d'une association, mais aussi des visages, un projet associatif...

Cet accueil a mobilisé de plus belle la Commission Bénin : le projet de l'année prochaine est déjà en route (début de la construction d'un lieu d'accueil pour les enfants des rues de Cotonou, sur le village de Toffo - projet débuté il y a deux ans, parcelle de terre acheté il y a plus d'un an). Le groupe qui se rendra au Bénin l'année prochaine est déjà constitué (déjà 12 partants). Et preuve d'un projet interassociatif : des membres de Park ar Skoazell seront du voyage et apporteront leur savoir-faire technique. Pour tous, le fait d'accueillir permet de se motiver davantage pour mettre en place des suites au projet (sans doute plus que lorsqu'il y a départ vers l'étranger).

Que cet accueil permette de lancer dès aujourd'hui le projet de l'année prochaine est une très bonne chose : une année de préparation est le gage d'un séjour/chantier au Bénin réussi. De leur côté, nos amis béninois d'Espoir Vioutou ont commencé également à préparer l'accueil en s'appuyant sur ce qui a fait la réussite de ce mois de juillet. La dynamique lancée il y a un peu plus de trois ans prend de l'ampleur, en France comme au Bénin, signe d'amitiés nouées et d'une envie de partager un projet interassociatif commun.

Une aventure humaine que le C.L.A.J, Park ar Skoazell, Espoir Vioutou et toutes les personnes qui ont passé une ou plusieurs journées avec nous ne sont pas près d'oublier.

(Fait à Brest, le 27 août 2002 par Guillaume et légèrement remanié pour L'enragé)

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 L A   V I E   D U  C L A J 

Déménagement du CLAJ
258ème épisode

A'y est ! On est parti. La cabane de la place Napoléon III est vide...et bientôt détruite ! On a pas eu le temps de célébrer l'événement, tant pis. Nous sommes donc provisoirement au 21 avenue de Provence avant de nous envoler vers les Bahamas. On vous y attend ! D'ailleurs, si quelqu'un s'y connaît un peu en plomberie, on a un souci de chasse d'eau dans les toilettes de l'appartement de droite (!?), celui où on a mis les bureaux... On risque le rhume (par ces températures polaires comme dit le Télégramme, toujours prêt à en faire des tonnes) à chaque fois qu'il nous faut traverser le couloir pour aller à gauche (salles de réunions, de lecture, salles de joyeux bordel et cuisine

Volley

Bon, ben, on attendait un texte des volleyeurs, mais bon, bah, y'z'ont d'autres chats à fouetter les joueurs de baballe. D'abord se trouver un gymnase "domicile", parce qu'on les a laissé de côté cette année... Après de multiples démarches de notre chef baballe, Thierry, un courrier bien senti est parti à Mr l'adjoint aux Sports... On attend toujours une réponse et, en attendant, l'équipe 2 joue chez elle... chez les adversaires !

Pour le bilan général de début de saison, il y a toujours deux belles équipes portant haut les couleurs du CLAJ, les résultats sont ce qu'ils sont, et c'est déjà énorme, et PROMIS, très bientôt, le bureau va les voir s'entraîner ("Ouh, les belles cuisses !") et les rencontrer... Ce qui ne s'est pas fait depuis un bout de temps...

200% copains

200 % copainsLe Concours CLAJ-UMP-TF1 court toujours et ce, pour deux raisons.

- Un : écrire une chanson prend du temps (même à Barbelivien qui a bossé deux mois à temps complet sur "Est-ce que tu viens pour les vacances ?" pour Bidule et Jonathan, et que, donc, les chansonniers ont manifesté devant le CLAJ pour que le délai soit rallongé. Après l'intervention des forces de police, un compromis a été trouvé sous la forme d'un nouveau délai pour rendre ses copies.

- Deux : Les chansons ainsi créées seront chantées, dansées et même célébrées lors du festival "Le Temps des Cerises" de Vivre la Rue, du 1er au 4 mai, rue St Malo et terrain de la Madeleine, dans le poulailler où ils seront présents de façon permanente pendant ces quatre jours. Rendez-vous là en Mai, pour les très belles chansons qui nous sont déjà arrivées.

Café-citoyen sur la prostitution

Le lundi 21 octobre avait lieu, dans le cadre de la semaine "Prostitution, Brest s'informe..." coordonnée par l'association Rien Sans Elles, le dixième Café-citoyen organisé par le Claj sur le quartier de Bellevue. Le titre du Café-citoyen : "La prostitution : un métier d'avenir ?" ; le lieu : espace Léo Ferré, Maison de quartier de Bellevue (lieu idéal pour ce genre de discussion) ; l'ambiance : plutôt tranquille comme à chaque fois ; la fréquentation : une soixantaine de personnes (statistiques explosées du fait d'une information faite sur l'ensemble de la ville de Brest).

L'auteur de ces lignes, de retour d'un séjour de repérage en Argentine, n'avait pas sauté au plafond en voyant la plaquette de cette semaine sur le thème de la prostitution (le nom du Claj entre le RPR et les Jeunesses socialistes, on peut mieux faire) et en apprenant le thème : qu'allions nous raconter sur la prostitution sachant qu'il n'y aurait évidemment ni prostitué(e)s, ni clients, ni proxénètes... Les discussions internes au Claj sur ce thème rasaient la moquette et n'auguraient rien de bon : on causait dans le vide.

Mais, car il y a bien sûr un "mais", la bonne étoile du Claj veillait sur notre association modeste et géniale : Rien Sans Elles avait fait appel au mouvement du Nid qui lutte aux côtés des prostituées depuis plus de trente ans pour animer ce Café-citoyen. Et l'intervenante du Nid, (Prénom et nom - voir avec Isa, sa sœur connaît bien cette dame dont j'ai oublié le nom), était tout simplement géniale : 30 ans à côtoyer les prostituées dans les rues de Lorient, et une approche du problème de la prostitution en décalage du discours dominant allait rendre ce café-citoyen tout simplement excellent...

Ca commence par un petit film, témoignage de prostitué(e)s étant sorti(e)s du cercle infernal du dégoût de soi-même, de l'argent "facile" mais qui brûle les doigts et qu'on dépense illico, du dégoût de ces relations sexuelles... Ca pose le décor et (Prénom et nom) nous confirmera que les personnes qui se prostituent sont une infime minorité à assumer ce "choix" de vie. La prostitution n'est pas un métier comme un autre.

Jusque là, rien que du très banal. Mais alors que les débats de la semaine de projections qui avait eu lieu au cinéma Mac-Orlan avait beaucoup porté sur l'opposition binaire réglementation/prohibition, (Prénom et nom) allait exploser ce cadre de pensée digne d'un mauvais ordinateur. D'un côté on veut réglementer, et sous couvert de progressisme, on souhaite "encadrer" légalement l'activité qu'est la prostitution : améliorer les conditions de travail en quelques sortes ! Merci pour elles ! Par exemple en remettant en place les "maisons closes". Ah ! au fait c'est quoi une maison close ? (Prénom et nom) nous dira qu'elle a connu des prostituées ayant travaillé dans ce genre d'établissement : résultat, après une vie de "travail" on se refait faire les seins et le sexe aussi parce que jusqu'à 70 clients par jours... Dans une "maison close" on ne choisit pas ses clients, puants ou alcoolisés, il faut y aller. Dans la rue, les filles disent à leurs clients, tu repasseras demain, ou jamais. "Choix" qui paraîtra ridicule à certains, mais pas aux personnes qui se prostituent. Le volet "prohibition" vaut également son pesant d'or : tu interdis la prostitution et hop c'est réglé. Tout le monde en cabane, clients et prostitué(e)s, et c'est fini. Génial !... Mais, dommage, la vie c'est pas si simple : comme lors de la Prohibition de l'alcool dans l'Amérique des années 20, tu favorises le grand banditisme, les prostitué(e)s se retrouvent à bosser n'importe où, surtout là où ça craint... Beaucoup de risques en plus pour celles et ceux qui en prennent déjà beaucoup pour gagner leur vie.

OK, mais la solution c'est quoi ? Bah, justement y'en a pas. Y'en a pas au sens où tu claques des doigts, tu prends une décision politique, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le mouvement du Nid est un de ces trucs "modestes et géniaux" qu'on aime bien, je crois, du côté du Collectif Enragé : "agir en situation" dirait Miguel Benasayag. Y'a pas de solutions toutes faites, la vie c'est comme ça. Et ça veut pas dire que nous sommes impuissants. Au contraire, le mouvement du Nid permet à des centaines de prostitué(e)s de sortir du cercle infernal : en allant dans la rue discuter avec elles/eux, en indiquant que le Nid peut les aider (soutien psychologique, social, parfois tout simplement humain, soutien en vue d'une orientation professionnelle - pas simple de passer de l'argent facile au RMI). En mettant en place des lieux de discussions, parce que pour s'en sortir il est impossible de rester seul(e). En étant à leur côté.

Ouaih... tout ça c'est un peu "cul-cul la praline", un peu "catho", un peu "charité Mère Thérésa"... Sauf que le Nid a un idéal de société ("Abolition de la prostitution : bien sûr que la société pour laquelle on lutte est une société sans prostitution"), s'oppose radicalement aux projets de réouvertures de maisons closes, aux lois Sarkozy qui font des pauvres (donc d'une part importante des prostitué-e-s) des délinquants et vont mettre les prostitué(e)s dans des situations de misère encore plus grandes... Le Nid lance une grande enquête avec ses militants sur "le client", parce que le combat se situe là aussi : 80% des clients sont des hommes mariés, ça devrait nous interroger sur notre société... "libérée sexuellement"... Bref, le mouvement du Nid lutte en tenant compte d'un contexte social, où il y a de "l'offre et de la demande". Oublier ça, c'est pisser dans un violon.

Conclusion sur ce Café-citoyen : deux heures de bonheur, où les discours tout fait sur ce qu'on ne connaît pas ont été balayés avec le sourire. Et une ligne de partage entre le discours politique qui veut avoir un avis sur tout et une pratique associative modeste (changer ce qui se passe au pied de chez soi) et géniale (changer le monde, même si ce n'est qu'une parcelle de celui-ci). Espérons que ce genre de rencontre peut permettre une certaine remise en cause du discours dominant (changer le monde = politique = programme bien ficelé sur tout). Espérons aussi que celles et ceux qui manifestent le soir boulevard Jean Moulin s'interrogeront radicalement sur ce genre d'action : on peut être contre la prostitution pour deux raisons, la première est morale (mon mari va aux putes et ça m'emmerde ou LA femme n'est pas un objet sexuel ou rappeler la sexualité aussi explicitement dans la rue c'est insoutenable), la deuxième est humaine (des femmes vivent à Brest sans savoir dans quelle ville elles habitent, ni quel jour on est, vivent dans des conditions effroyables et ça humainement c'est pas possible). L'ordre moral manifeste contre la prostitution ET contre les prostituées (si elles n'étaient pas là, mon mari n'irait pas aux putes), on peut par contre imaginer raisonnablement que les autres manifestent contre la prostitution mais AVEC les prostituées. Mettons nous un instant à la place des jeunes filles blacks voyant une manifestation avancer vers elles, qu'est ce que ça peut représenter si ce n'est une violence de plus dans une vie de violence quotidienne ? Que signifie manifester avec les riverains de la rue Jean Moulin qui se foutent du sort de ces filles, mais veulent la tranquillité dans leur quartier (des fois que ça ferait baisser la valeur de leur patrimoine immobilier) ? Une petite phrase qu'on ressort souvent au Claj (mais faut croire pas assez souvent), celle de Gandhi : "ce que tu fais pour moi, sans moi, tu le fais contre moi". Une petite phrase à faire circuler auprès des gestionnaires politiques et des militants qui veulent le bien de l'humanité sans se soucier de ce que veulent les gens.

Conclusion sur les Cafés-citoyens : sans (Prénom et nom) le Café-citoyen aurait été exécrable et les gens du Claj comme les autres n'auraient pas pu remonter le niveau de la discussion : on ne peut bien parler d'une chose qu'en la connaissant bien (et pas seulement d'un point de vue théorique). Bref, aller à l'aveuglette est à éviter. Enfin, les Cafés-citoyens se déroulent jusqu'à présent avec un temps de présentation très court et sans "animateur", il semble que ce choix est souvent judicieux, mais des thèmes demandent sans doute que nous soyons plus carrés... La question est lancée. (par Guillaume)...

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 R A G O T S  

Un permanent du CLAJ s'exile en Argentine

Un permanent du CLAJ s'est enfui dans une contrée lointaine en ce début de décembre. Le choix de la destination ne semble pas un hasard, l'Argentine est un pays où les extraditions vers notre belle France ne sont pas facilitées. Sans comparaison douteuse, cet exil à un relent de déjà vu, n'étais-ce pas la destination favorite de certaines personnes au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale? Je ne pose que la question.

Pourquoi cette fuite ? Les raisons sont multiples, on parle certes de ventes d'armes vers l'Angola ( Mr Sabin est un proche de la cellule africaine de l'Elysée) et de blanchiment d'argent sale ( Mr Sabin est-il lié à la prostitution africaine dans les rues de Brest, Rien sans elles le filait depuis 6 mois), mais la raison principale semble ailleurs, il serait question de DEA. Mais qu'est-ce qu'un DEA, les initiales font peur et ce n'est que le début, il s'agit d'une arme secrète à l'impact fabuleux. Si Mr Sabin a été obligé de quitter la patrie, c'est bien sous la pression du ministre de l'intérieur, il semble que le temps ne soit pas à la FORMATION, arme subversive sans égal. Les combattants de l'éducation populaire et permanente hors de France, la lutte n'est plus à Bellevue pour Mr Sabin mais dans les plaines de Patagonie. Hasta la victoria, siempre !

Leur écrire ? : SABIN - Calle Colon - S/m Bario Colon - 3740 QUIMILI - Argentina

Tentative de meurtre sur un clajo

La cellule de soutien psychologique que le Claj a mis en place pour soutenir Kristen F. (auteur à succès) après l'attentat qui a bien failli lui coûter la vie, espère qu'il recouvrera rapidement la raison. En effet, selon des sources généralement bien informées, notre ami n'arriverait toujours pas à dénoncer son agresseur...mais, précise-t-on, "on l'aura, il va payer !"

L'affaire est on ne peut plus simple : vers 23h mercredi 4, après une rencontre-débat entre papetiers, Kristen a failli être écrabouillé par le véhicule des agents de la sécurité de la Fac, aigris et excités, sans doute, par sa grâcieuse nonchalance, et qui, soulignons-le, ne se sont ni excusés, ni n'ont offert un petit chocolat ou un bonbon pour soulager sa frayeur ! On voit à quels genres de rustres nous avions affaire !

Le CLAJ s'élève avec force contre la folie sécuritaire qui fait oublier ces petites douceurs sucrées qui réchauffent tant les cœurs et les âmes meurtris et lance une grande campagne de pétition pour que les policiers, gens d'armes, vigiles, pandores et autres galonnés de l'ordre public soient systématiquement pourvus de carambars, roudoudous et autres Car-en-Sac à chacune de leurs interventions. Ainsi, les tabassages, ratonnades et autres rafles seront beaucoup plus chouettes.

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 R E S E A U 

Réinventer l'international
Réflexion sur une démarche d'éducation populaire
Brest, 15, 16, 17 janvier 2003

Au départ de ce projet, le document d'étape de l'OPR (Offre publique de réflexion) sur l'éducation populaire (lancée par la ministre de la Jeunesse & des Sports de l'ancien gouvernement, Marie-Georges Buffet) rédigé par Franck Lepage. Celui-ci relevait en particulier la dépolitisation croissante des structures répondant de plus en plus à des programmes institutionnels et se refusant, en raison surtout des questions de financement, à critiquer les dispositifs, leur pertinence. Les structures nées de l'éducation populaire seraient progressivement devenues des prestataires de services offrant des activités et du loisirs... "Nous constatons un état de schizophrénie entre l'engagement citoyen d'un côté et la pratique professionnelle de l'autre." (Extrait de la plaquette).

Citons l'exemple d'un "animateur jeunes" qui déclare ne pas parler des événements du 11 septembre 2001 avec les jeunes parce qu'il s'interdit de parler de politique. Mais alors, où les jeunes en parleront-ils ? Il y a une indispensable nécessité à parler ou reparler de vie collective, de choix de société, de débattre les orientations politiques actuelles. En quelques mots : débattre, réfléchir ensemble et même provoquer ce fameux "conflit"' qui, répétons-le encore, peut être constructif...si l'on s'en empare pour faire bouger les choses. On peut constater qu'aujourd'hui, la stratégie est plus à l'achat de la paix sociale et à l'uniformisation qu'à l'émergence de nouveaux modes de vie, de compréhension du monde et des rapports qui le façonnent. D'où l'intitulé sur l'international, comme une réflexion large dans laquelle le local et le global ne peuvent être dissociés.

Cette démarche est un départ : un colloque public le 15, séminaires intensifs (concernant plutôt des bénévoles, responsables et salariés associatifs) les 16 et 17 et un travail de recherches-actions (pompeux comme intitulé ?) se poursuivant sur 2003 et 2004. Documents disponibles au CLAJ... Rajoutons que l'aspect austère et intellectualisant de cette présentation ne se ressent pas dans l'ambiance entre les organisateurs (sauf pour Stef qui trouve que si).

Je travaille pour vivre...Je vis pour travailler...Je travaille pour travailler...

Collectif Enragé

Le collectif s'est réuni jeudi 12 décembre au local des Filles de la Pluie (dit La Mine ou Le Maquis) à 20h30. Au programme, se voir et réfléchir sur le projet d'une action Enragée dans un quartier brestois. Aller vers ceux que nous ne connaissons pas, que des gens se rendent dans ces coins si stigmatisés et nous ouvrir sur des questions que nous ne posons plus trop, tant nous sommes entre gens de même "fond" d'idées... (cf. article diffusions du film sur Bellevue dans la rubrique Quartier)

Il a en particulier été relevé que l'évolution du collectif et de ses actions va dans ce sens : le 1er festival aura permis de créer le réseau des associations "bénévolo-motivées" qui constituent le collectif mais le bilan relevait l'absence de ceux que nous souhaitons le plus rencontrer pour aller vers plus d'investissement dans la "vie de la Cité". Le défi est donc d'aller à la rencontre de Kérédern, quartier "marqué" et stigmatisé, fermé sur lui-même en raison de sa configuration et de l'absence de commerces, assos, etc... On veut y provoquer le débat, la discussion, les rencontres et envisager d'y organiser un temps fort, type "Enrageons-nous !" un de ces jours. Mais rien n'est arrêté, nous ferons ce que nous savons faire (de la poésie !) avec des habitants et donc sur ce qui bottera ceux qui nous rejoindront. Nous invitons à la prochaine réunion (lundi 13 janvier à Pen-ar-Créac'h) des membres d'associations et autres gens qui se bougent et connaissent du monde là-bas pour évoquer tout ça...

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  C O U R R I E R   D E S   L E C T E U R S  

Nous avons bien intercépté voutre lettre...Médecine Douce...
Dans cette rubrique le Docteur Sarko vous aide à faire passer la pilule...
Sa devise :
"Pour arrêter de fumer rien de mieux qu'un passage à Tabac"

  • Cher Enragé, Je vous remercie pour la pertinence de vos articles et pour la joie que vous me procurez chaque fois que je vous lis. J'ai montré le journal à mes copines. Elles ont adorés aussi. Je vous écrit car j'ai un gros problème : je suis amoureuse d'un garçon qui part en Argentine que dois-je faire ?
    Ophélie, 12 ans. Brest

Réponse : Coupe-lui les jambes ainsi il ne pourra plus s'enfuir.
Et si en plus tu lui coupes la langue il ne pourra plus parler
aux autres filles et tu en auras l'exclusivité !

  • Cher journal, j'ai un problème cela fait 37 ans que je n'ai pas eu mes règles mais je n'ai toujours pas accouché. D'ailleurs je n'ai toujours pas couché non plus. Que dois-je faire ?
    Jean-René, 37 ans. Le Havre

Réponse : Continuez à prier et à regarder le journal de Pernault...

  • Cher journal, Je ne crois ni à l'ordre moral, ni à Dieu ni au père noël. Je vis par conséquent des moments difficiles. Je ne sais comment m'en sortir ?
    Jean Cullassec, 23 ans. Belleville

Réponse : Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et ceux qui sont contre nous ont voté Chirac. Alors TA GUEULE

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L'Enragé | Canal Intestinal

page modifiée le 21 mars, 2005