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!!!Avertissement
: cette photo est un montage, les proportions ne sont pas exactes. Non,
non, Alan n'est pas si petit.
De
gauche à droite :
Nicolas R. : étudiant en design, un gars bien,
ultra connecté, qui profite d'une pause à Minsk pour nous
montrer qu'il a toujours la forme.
Nicolas F. étudiant en biologie cette année,
membre éminent du canal intestinal du Claj, il est l'auteur d'un
fanzine à grand "tirage" , le Gros Colon, visible sur
le site.
Yann D. : couvreur, curiosité de la nature, cet
homme n'est qu'une tête, certes, mais bien faite. Il poursuit ses
pérégrinations en Europe de l'Est, aprés la Pologne,
la Roumanie, la Biélorussie est pour lui un nouveau terrain d'émerveillement
inépuisable.
Fabrice J. : en formation professionelle et militant
de l'AGCL (asso. de gestion des chômeurs en lutte, Brest - coordonnées
dans les partenaires d'Enrageons-nous) l'est, pour lui, c'est Marx et
un humanisme respectueux, alors en Biélorussie, il a pris sa claque
sur ce que pouvait vouloir dire dictature, du prolétariat ou de
tout autre catégorie qui s'accapare le pouvoir. Il est revenu
déterminé à trouver un nouvelle voie à partir
du communisme.
Alan H. : permanent du Claj, aprés la Roumanie,
la Biélorussie s'est chargé de lui démontrer de la
capacité des hommes à pousser toujours plus loin l'exploitation
de ses semblables.
Pendant
des siècles la Biélorussie a été disputée,
dévastée et divisée entre la Russie, la Pologne,
la Lituanie et, dans les deux guerres mondiales, l'Allemagne. Après
sept décennies comme République soviétique, la Biélorussie
a déclaré son indépendance en août 1991. Elle
a maintenu des liens politiques et économiques plus étroits
avec la Russie que n'importe laquelle des anciennes républiques
soviétiques.
(document C.I.A. USA 1999)"
Les biélorusses ont l'impression d'être tombés dans un trou noir au milieu de l'Europe."
Pour qui est brestois, cette lointaine ville de "Russie blanche" sonne comme un appel, poétique mais aussi sinistre. Sinistre car synonyme de guerre mondiale, de déchirement de l'Europe et, plus simplement de révolution et de dictature, tant ce pays est aujourd'hui sous la botte d'un pouvoir autoritaire et usurpé. En effet, Aleksandr LUCKASHENKO, l'actuel président de la république de Biélorussie, non content de détenir des pouvoirs très larges, a fait entériner une nouvelle constitution lui assurant un mandat plus long que prévu.
"Human Rights Watch/Helsinki" accuse le président Luckashenko d'avoir inversé toutes les avancées en matière de Droits de l'Homme entamées pendant la perestroļka soviétique et tout au long des années 90 : arrestations de journalistes, interdictions de journaux, de chaînes de télévision, amendes contre des ONG, manoeuvres menant à la fermeture d'orphelinats, de centres pour handicapés ou victimes de la catastrophe de Tchernobyl... sont le lot de ceux qui veulent s'exprimer et faire vivre la société civile biélorusse.
Un
décret présidentiel du 5 mars 1997 "limite"
(!?!) les "démonstrations pacifiques de masse"
(manifestations). De fait, les réunions de tous types sont suspectes,
et les discussions de plus de deux personnes (!) dans la rue sont immédiatement
interprétées comme des préparations de complots.
En août 97, Aleksey Shidlovsky 19 ans et Vadim Labkovich 16 ans, tous deux membres du Belorussion popular front (BPF-parti d'opposition) ont été arrêtés et emprisonnés sous l'accusation de "hooliganisme malicieux" (article 201 du code pénal biélorusse) pour avoir écrit des slogans hostiles au président et au gouvernement sur des bātiments publics et pour avoir remplacé à la mairie de Minsk le drapeau biélorusse par le drapeau du BPF. En avril 98, ils sont condamnés à 18 mois de prison ferme pour le jeune majeur (il sera frappé par les gardiens et passera un mois à l'hôpital) et à 18 mois d'enfermement dans une maison de redressement pour le mineur.
Les attaques, passages à tabac, persécutions... sont le lot quotidien des avocats, des défenseurs des Droits de l'Homme... en Biélorussie. Le rapport 2000 d'Amnesty International dénonce les conditions de détention et les "maltraitances" (quand on n'y parle pas de torture) de la part des gardiens.Signalons au passage des "disparitions" de journalistes, militants des droits de l'homme, scientifiques et même de ... ministres !!!
30 personnes ont été exécutés en 1997. Au moins 84 personnes sont condamnées à mort et 33 ont été exécutés entre janvier et août 98. Les informations sur ces exécutions sont très difficiles à obtenir (et à vérifier), celles-ci étant classées SECRET D'ETAT.
FREE BELARUS NOW! Un site bien fait et de combat, à visiter absolument, au moins pour les détournements graphiques, et tout le reste : www.geocities.com/CapitolHill/Senate/8539/
Brest est une ville importante (environ 300.000 habitants), frontalière avec la POLOGNE et donc, pour cette raison, fortement militarisée (comme le reste du pays ceci dit). La Biélorussie compte 100.000 militaires de tous poils pour 10 millions d'habitants. Ca en fait donc un pour cent habitants. Ce qui fait de ce pays (sans doutes) l'une des zones les plus "fliquées" d'Europe, et p'têt même du Monde. Leur présence est sensible : pas un magasin, pas une discothèque (on ne vous les conseille pas) pas un coin de rue (...) qui ne soit orné de son militaire, milicien, vigile...
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page modifiée le
19 juin, 2004