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Collectif Enragé

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Club Loisir Action Jeunesse
avenue de Provence
C.Cial des Bahamas
29200 Brest
02 98 03 03 29
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e claj@infini.fr
web: www.claj.infini.fr
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LE COLLECTIF ENRAGE

Le Collectif enragé est une aventure collective et “bénévolo-motivée” construite par une quinzaine d’associations de Brest et de ses environs. Nos actions sont “politico-festives”, elles se veulent autant d’alternatives concrètes au modèle qu’on veut nous vendre. Le Collectif multiplie les temps d’échanges, de rencontres, de sourires, d’informations, et mêle des pratiques associatives, artistiques, militantes... Pour nous: résister, c’est créer !

Le Collectif s’est organisé autour
des trois éditions du festival Enrageons-nous !, en 2000, 2002 et 2004 à Brest.

du Festin des Fainéants en Octobre 2005

Et de ses journées de soutien, la dernière : Encore Fauchés ! au Mac Orlan en Avril 2006

 

ORIGINE DU COLLECTIF

1 - Première édition. De novembre 1999 à mars 2000 se construit la première édition du festival Enrageons-nous ! (14-26 mars 2000 - Cinéma Mac Orlan et mairie de Brest). Ce festival part du constat que le monde tourne à l’envers et qu’il s’agit de le faire savoir (un surplus de richesse pour quelques uns, la misère pour beaucoup, les emplois précaires généralisés, les sans-travail, les sans-papiers, les sans-logis, les sans-droits, les politiques réactionnaires et sécuritaires...), mais surtout de montrer qu’il existe de multiples alternatives concrètes ici, ailleurs ou autre part. C’est autour de cet objectif qu’une quinzaine d’associations locales se mobilisent pour accueillir plus de 2.500 personnes dans une ambiance festive, chaleureuse et enragée.

Acte II. La préparation de la deuxième édition du festival Enrageons-nous ! se caractérise par une plus grande participation de chacune des associations. Durant dix jours (13-24 mars 2002, cinéma Mac Orlan et place Guérin, 6.000 personnes accueillies), le chapiteau a accueilli des concerts, du théâtre, des cafés-discut’, des films, des jeux, des moments inattendus et des sourires plein les mirettes ! Après cette deuxième édition, le terme de “Collectif enragé” commence à s’imposer. Il ne s’agit plus tout-à-fait d’un simple réseau informel mais d’une volonté de travailler ensemble et dans la durée. Le festival a prouvé la cohésion du Collectif et l’envie de travailler ensemble.

2 - Volume 3. La troisième édition du festival Enrageons-nous ! (3-12 avril 2004, Kerédern, 5.000 personnes) est le résultat du renforcement du Collectif enragé : conscient de ses possibilités, le Collectif fait le choix politique d’organiser la troisième édition dans un quartier populaire et vertical, avec ses habitants. Les objectifs restent les mêmes, mais s’ajoutent l’envie de dépasser “l’entre-soi militants” et de développer des modes d’actions nouveaux. Les deux années de préparation sur le quartier de Kerédern, la volonté d’intégrer les habitants et les structures du quartier (centre social, association de parents d’élèves, bar...), l’utilisation de l’espace public (rue, halls d’immeubles, balcons...) permettent de partir à la rencontre des gens. De l’avis du Collectif, cette édition est celle qui produit le plus de changements, au sein du Collectif comme des gens rencontrés durant dix jours de festival : nous avons réussi à casser quelques stéréotypes sur ce quartier, nous y avons amené le débat malgré les «on ne peut pas parler de politique, du chômage, etc. dans ces quartiers», nous avons permis des rencontres, créé des amitiés et brisé certains replis sur soi. Dix jours (et nuits!) de bonheur, de débats, de musique, de tempête dans le cerveau, de kazous et de youkoulélés !

3. En plus des festivals. Le Collectif enragé s’est mobilisé pour d’autres événements que ses festivals: l’organisation d’un Brest-off en 2000 (en opposition à l’aspect commercial de la fête maritime Brest 2000), les actions durant l’entre deux tours des élections présidentielles de 2002. Ces événements ont montré les possibilités en puissance du Collectif : une forme d’action continue qui s’inscrit dans la durée et le quotidien.


DYNAMIQUE DU COLLECTIF

Au delà des événements qu’il organise, le Collectif enragé crée une dynamique interassociative et militante.

1. A l’intérieur du Collectif

- Le festival permet de donner une visibilité aux associations qui se sont fait connaître au public à travers de nombreux espaces d’expression (cafés discut’, forum associatif, débats...).
- Les associations prennent conscience de ne pas être seules à militer, à créer, à développer des pratiques.
- La diversité du Collectif, en terme de pratiques et de pensées, permet l’enrichissement de toutes et tous, et le dépassement des préjugés et des stéréotypes.
- La force du Collectif est de savoir mutualiser les énergies, les pratiques et les réflexions de chacune des associations. En dehors des temps forts du Collectif il y a multiplication des échanges à travers une mise en réseau permanente des associations, mouvements et personnes.
- Le Collectif se construit et s’enrichit par l’apport des associations et des personnes qui le composent. Cette diversité et cette organisation en collectif permettent l’évolution des pratiques de chacune des associations, en terme de réflexion sur notre société, de démocratie (pratiques des réunions plénières, décisions collectives)....
- Le Collectif permet la création d’un espace militant conséquent et solidaire,
- La mise en commun de nos énergies, de nos pratiques et de nos différences élargissent nos “champs du possible”, décontamine nos imaginaires et nous permettent de passer de l’idée à la pratique.

2. A l’extérieur du Collectif
- A travers les actions qu’il organise, le Collectif donne aux gens la possibilité de s’exprimer, notamment les gens les plus éloignés de la sphère publique. Parler du chômage, des rapports de genre, des médias, etc. permet la compréhension de notre société, c’est un préalable au changement. Le Collectif cherche à lire le monde d’une manière différente.
- Il rend possible la découverte de nouvelles pratiques, alternatives au système qu’on nous propose / impose. Le passage à la pratique permet de dépasser le fatalisme et l’impuissance.
-Le Collectif offre aux gens des espaces où s’investir et militer de manières extrêmement diverses.
- De manière concrète, il cherche à dépasser l’individualisme, il donne le goût du collectif, du “vivre ensemble”, à travers des pratiques quotidiennes.
- Il transmet la notion de plaisir, de convivialité dans nos pratiques de résistance et de création.


SENS ET ENGAGEMENT DU COLLECTIF

1. Mutualisation de la diversité

- Les pratiques des associations et mouvements constituants le Collectif sont extrêmement diverses : éducation populaire, télé associative, théâtre, jardin collectif, cinéma, jeux, mouvements “politiques”, commerce équitable, etc.
- Nous pensons que toute pratique, quelle que soit son domaine, peut être alternative. Ce sont les façons de faire et la recherche de sens qui permettent de créer de la différence.
- Au sein du Collectif, chaque personne et chaque association est libre de s’engager selon ses envies et son investissement : les niveaux d’engagement sont variés. Pour nous la notion de plaisir est fondamentale : il ne s’agit pas de “porter sa croix”, militer ne se fait pas dans la tristesse !
- Le Collectif se caractérise par une envie de vivre cette diversité tout en partageant des valeurs communes que nous cherchons à mettre en pratique quotidiennement..

2. Expérimentation et construction d’alternatives
A partir d’un constat critique de notre société, nous développons des pratiques qui s’opposent à une société radicalement individualiste, normative et mercantile. Face à une société qui mesure tout à l’aune de l’économie, face à une société unidimensionnelle et utilitariste, nous développons des pratiques qui s’appuient sur les relations sociales, les cultures, l’être ensemble et les solidarités concrètes... Nous décontaminons notre façon de penser et développons des utopies.
- A l’intérieur du Collectif. Notre fonctionnement se fonde sur une gestion collective, collégiale et consensuelle ; sur l’horizontalité (nous n’avons ni représentants, ni portes-paroles, ni leaders à suivre) ; cette organisation doit permettre l’intégration des nouveaux et nouvelles venu(e)s dont la parole est égale à celle des ancien(ne)s.
- A l’extérieur du Collectif. Nous changeons notre monde, à notre échelle, celle d’une ville, d’un quartier, laissant de côté l’impuissance de la démesure (celle qui voudrait changer le monde entier sans, bien sûr, jamais y parvenir) ; nous touchons les gens par nos pratiques et nos façons d’être quotidiennes - c’est notre unique forme de prosélytisme.

3. Emancipation individuelle et collective
A travers des pratiques, des rencontres, des échanges, nous souhaitons donner une autre lecture du monde. Nous sommes une force de proposition concrète. Nous décolonisons les imaginaires pour permettre de développer des pratiques et donner de la cohérence à notre vie quotidienne.

4. Aller vers les autres
Nous cherchons à partager, élargir et diffuser nos pratiques.
Il ne s’agit pas d’un discours idéologique, mais d’une diffusion de nos pratiques quotidiennes.
Nous cherchons à aller vers les autres, à dépasser l’entre soi militant, nous recherchons l’altérité et la différence dans un monde qu’on nous présente pourtant comme unique.

5. Notre démarche politique
Le terme “politique” signifie pour nous ce qui touche à la vie de la Cité. Il donne du sens à l’être ensemble et à la vie en société.
- Nous nous différencions des partis politiques : nous nous situons comme contre-pouvoir ; la conquête du pouvoir ne nous intéresse pas ; nous n’évoluons pas dans la sphère du discours mais dans celle des pratiques ; la promesse d’une émancipation pour demain ne nous intéresse pas, nous développons nos pratiques ici et maintenant.
- Nos pratiques se veulent une praxis quotidienne : ce sont des pratiques qui s’interrogent quotidiennement sur le sens qu’elles portent, elles mêlent sans cesse réflexion et pratique, pratique et réflexion. Nous souhaitons dépasser le verbalisme qui pense changer le monde par la seule parole et la seule pensée, nous souhaitons dépasser l’activisme qui fait pour faire.
- Notre démarche politique passe par une pratique d’éducation populaire : le changement passe par une prise de conscience de notre univers. Nous souhaitons développer des outils et des pratiques permettant de comprendre le monde, de le décrypter, de dépasser son reflet médiatique, et ainsi surmonter le sentiment de fatalité et d’impuissance. Notre travail politique est nécessairement une démarche qui se fait avec les gens.
- Notre démarche est politico-festive : faire de la politique est pour nous quelque chose de festif, qui passe par une multitude de formes d’actions qui sont désirantes, désirables. La forme est politique.
- Nous avons une exigence de qualité, de beauté dans ce que nous développons. Cela participe à la création d’un monde désirant, différant aussi bien de l’esthétique publicitaire et consumériste que de la tradition militante qui développe des formes d’actions tristes et grises sous prétexte d’aborder des sujets “sérieux”.

6. Changement social
Le Collectif milite et agit pour un changement social profond, à travers un travail qui s’inscrit dans la durée : nous ne voyons aucun intérêt à vouloir changer le monde sans les gens (comment, d’ailleurs, serait-ce possible ? sauf sous forme dictatoriale)..
Ce travail dans la durée passe par un travail d’explication, de conscientisation, de rencontre avec les gens. D’ailleurs comment serait-il possible de faire de la politique, développer des pratiques et produire du changement sans discuter et faire avec les gens ?!?
C’est un travail indispensable et complémentaire d’un militantisme qui peut s’inscrire dans la réactivité, le rapport de force et l’urgence...


NOTRE ORGANISATION

L’organisation du Collectif est la plus souple et la moins administrative possible. La réflexion autour de notre organisation permet de s’interroger et d’améliorer la participation de chaque association, mouvement et personne y participant. Il nous semble important qu’il existe un aller-retour permanent entre les membres du Collectif et les associations et mouvements qui le constituent. Il est également important de permettre une circulation de l’information régulière et accessible, et d’assurer un fonctionnement financier équitable et collectif.

- Le Collectif s’organise autour des réunions plénières. Ce sont les espaces de discussions, de rencontres et de décisions. Les réunions plénières sont tournantes et régulières. Elles sont animées par une association ou mouvement différent à chaque réunion qui se mobilise pour inviter, organiser, animer et réaliser un compte-rendu. Les lieux de déroulement des plénières sont également tournants.
- L’adhésion au Collectif est à prix libre et en rapport avec ce que le Collectif dépense (fonctionnement, actions ponctuelles - hors festival).
- Les actions d’autofinancement permettent le fonctionnement financier et interassociatif du Collectif. Chaque association ou mouvement peut ainsi mettre en place des actions permettant de financer le Collectif. Ces actions doivent aussi permettre à chaque association de débattre en son sein et de manière collective de sa participation au Collectif enragé. C’est un moyen d’impliquer les membres de chaque association vis-à-vis du projet, des actions et du sens du Collectif enragé. Ces temps peuvent évidemment se mettre en place à plusieurs associations ou mouvements. L’idée est ainsi de renforcer l’aspect interassociatif du Collectif en ne laissant pas aux seules personnes participants aux plénières la gestion du Collectif (le risque étant l’essoufflement et le non renouvellement des personnes au sein du Collectif).
- Positionnement du Collectif. Le Collectif n’a pas vocation à signer des appels. Cela peut cependant arriver si plusieurs associations / mouvements (pas nécessairement toutes ceux du Collectif) sont investis dans une action qui nécessite la signature du Collectif ET si il y a accord du Collectif lors d’une réunion plénière.
- La communication du Collectif se fait principalement à travers les réunions plénières et la liste de diffusion internet (). Les associations, mouvements ou personnes n’ayant pas accès à internet peuvent demander à recevoir l’information par courrier. C’est à l’association / mouvement chargé de la plénière de transmettre par courrier.
- Un classeur avec tous les comptes-rendus des réunions plénières est disponible au Claj et à Ti Ar Bed, consultable par quiconque.

LES ASSOCIATIONS DU COLLECTIF ENRAGE

(Celles qui se seront manifestées ?)
Nom, adresse, tel., mail, site...

 


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